Dis moi ton nom et Google me dira qui tu es…
par marc, le 22/12/2009
2009 a été l’année de la confirmation pour les réseaux sociaux. Viadeo compte aujourd’hui plus de 2,5 millions d’utilisateurs en France contre plus de 7 millions sur Facebook. Malgré ces immenses succès, 2 % seulement des recruteurs utilisent aujourd’hui ces réseaux.
Encore pire, les entreprises commencent tout juste à prendre conscience de l’importance de leur identité numérique (ou e-reputation).
C’est dans ce contexte que nous voyons actuellement émerger un nouveau métier ; celui de community manager chez l’annonceur…
Orange et Cisco ont déjà franchi le pas. Et vous ?
Avant toute chose, commençons par définir « l’identité numérique ». C’est l’image que les internautes se font d’une entreprise au travers des supports numériques (médias, réseaux sociaux, forums, messagerie instantanée…). Cette image doit être en cohérence avec la stratégie de communication affichée par l’entreprise, d’où, les efforts croissants des services communication pour veiller, analyser et tenter d’orienter cette « image subie ».
Les entreprises prennent la mesure de l’impact que l’identité numérique (plus crédible que la communication institutionnelle classique) peut avoir sur leur image corporate.
A titre d’exemple, afin d’évaluer l’image RH d’une entreprise, les jeunes diplômés vont préférer utiliser des sites comme cote ta boîte ou note ton entreprise plutôt que de faire confiance à un discours de « marketing RH » bien huilé. Au même titre que le consommateur expert, le candidat est lui aussi devenu expert, grâce à ces nouveaux outils multimédias.
Certaines entreprises vont aujourd’hui jusqu’à bâtir un conseil de gouvernance autour de ces sujets d’identité numérique et de réseaux sociaux. Dans un célèbre fabricant de pneumatique, ce conseil veille sur d’éventuelles informations, photos, vidéos confidentielles sorties en externes et tente d’influer si besoin sur cette identité.
Quand les salariés “réseautent“
Ainsi, les salariés se rendent dans la sphère privée sur les viadéo, linkedIn, facebook et autres réseaux sociaux, forums. Ils portent les couleurs de l’entreprise, qu’ils ont bien évidemment renseigné dans leur profil…
Il est donc préférable de rester vigilent quant à l’image qu’ils renvoient de leur société. Si, une entreprise se targue de suivre une politique anti-alcool en interne, il est important que les salariés reflètent cet engagement sur la toile.
Il est bien évidemment impossible de contrôler l’identité numérique de l’entreprise. On peut rester en veille, tout au plus essayer d’influer sur cette image.
Comment ? Grâce au travers du Community manager.

Une double mission
- En interne - Éduquer les salariés à l’usage de ces plateformes (réseaux sociaux et autres forums), leur expliquer l’importance de ne pas y raconter tout et n’importe quoi. Cette communication pédagogique peut prendre plusieurs formes (dépliants, formation, etc). Ainsi, Alcatel-Lucent à opté pour des cafés wiki.
Bien sûr les internautes restent et resteront toujours libres de critiquer vos marques, vos produits, ou votre image employeur. Mais les salariés peuvent également défendre leur entreprise. Le community manager sera alors confronté à des scènes assez jubilatoires, lorsque sur un forum ou un hub, un salarié défendra bec et ongles son entreprise et ses produits. Le travail de pédagogie en interne aura alors fonctionné et le travail de surveillance en externe s’en trouvera facilité.
- En externe - 1/ Travailler sur le référencement des sites corporate et de ceux valorisant l’image de l’entreprise (exemple : mécénat). 2/ Intervenir si besoin sur les forums ou autres sites d’avis en ligne. 3/ Entretenir le dialogue avec les différentes parties prenantes de l’entreprise (étudiants, politiques, influenceurs).
Je vous ai ici exposé mon point de vue sur le community management et l’identité numérique. Ce sont deux domaines en constante mutation et qui méritent d’être en permanence revisités, enrichis de vos différents points de vue.
N’hésitez pas à commenter cet article et à y apporter vos compléments.
Une chose est sûre, les interconnexions entre les salariés et les consommateurs, entre les salariés et les jeunes diplômés, n’ont pas finit de se développer, favorisés par ces réseaux sociaux et autres forums.
En conclusion, nous n’avons pas finit d’en entendre parler…









19/01/2010
Qu’elle soit de l’indivu ou d’une société lorsque l’on commence à s’intéresser au sujet de l’identité numérique, on s’aperçoit très rapidement qu’elle possède plusieurs dimensions, qu’elle est plurielle : il n’existe pas une identité, mais des identités, et celles-ci doivent être combinées pour permettre la perception globale d’un individu ou d’une société.
1/ L’identité “personnelle” renvoie l’individu ou la société à son individualité, aux caractéristiques qui le (la) rendent unique. D’un point de vue juridique, l’identité d’une personne est inscrite dans l’état civil et est garantie par l’État (ou dans le registre du commerce dans le cas d’une société). Il s’agit de l’ensemble des éléments de fait et de droit relatifs à un individu ou une société légalement reconnu ou constaté, qui permet de l’individualiser de manière unique.
2/ L’identité sociale, elle, se réfère aux statuts que l’individu ou la société partage avec les autres membres de ses groupes d’appartenance (sexe, âge, métier… pour l’individu, secteur d’acivité, pays,… pour la société). Pour l’anthropologue Nicole Sindzingre, l’identité est inséparable de l’individuation : pour identifier un ou plusieurs individus à d’autres, il faut les distinguer de tout ce qu’ils ne sont pas.
3/ L’identité culturelle, très (trop) souvent confondue avec l’identité sociale, est l’adhésion plus ou moins complète d’un individu aux normes et valeurs d’une culture.
Selon le principe de stigmergie sociale, un individu ou une société, ne peut construire son identité sans tenir compte de l’univers social et culturel dans lequel il (ou elle) évolue. L’identité n’est pas un produit figé ou fini, mais un processus en perpétuelle évolution.