Coup de foudre en entreprise
par marc, le 02/07/2009Petite pause dans la rédaction de la recette d’un bon Intranet. Place à un sujet qui me tient également très à cœur et autour duquel j’ai beaucoup travaillé début 2009 : la gestion des connaissances. Après quelques interviews, voici les enseignements à en retirer…
Conduite de changement, transparence, pratiques collaboratives… La communication interne se rapproche progressivement des démarches de Knowledge Management. Peut-on parler de simple flirt ou d’une relation durable ? Des proches du nouveau couple apportent leur analyse.
Par essence, un projet de KM doit amener l’ensemble des salariés à alimenter un savoir collectif. Pour cela, les entreprises mettent en place des infrastructures à la fois humaines et matérielles. Mais, dans bien des cas, cela ne suffit pas… Les spécialistes interrogés sont quasi unanimes : les acteurs des projets pensent en termes d’outils et négligent trop souvent les notions d’accompagnement et d’information auprès des salariés. À leurs risques et périls.
Une simple complémentarité
Le KM ou la dépossession du savoir des salariés ? Selon Philippe Herrerias, senior manager à l’agence Vinci consulting, « cette perception constitue un vrai problème ». En effet, les responsables de ce genre de projets sont parfois qualifiés de « pilleurs de connaissances ». Pour Serge Aries, consultant en gestion des connaissances, la communication a ici un rôle à jouer. Elle intervient en complément pour dissiper les doutes et apaiser d’éventuelles tensions. « La première chose associée à la connaissance, c’est l’humain. C’est donc normal qu’il y ait des craintes des collaborateurs ».
Philippe Herrerias émet des réserves sur la place de la communication interne dans ce type de projet. Malgré son importance dans l’accompagnement, les communicants sont, selon lui, des exécutants, des diffuseurs de messages. « L’impact qu’ils ont sur ce genre de réflexion et la part qu’ils prennent là-dedans est mineure ».
En qualité de communicant interne, je ne suis pas d’accord sur ce point. Nous avons certainement un rôle majeur à jouer dans ce rôle de collecteur de connaissances, comme je le détaille dans mon mémoire (disponible sur demande).
L’amour parfait
D’autres placent la communication au cœur du projet global. Le constat énoncé par Jean François Rapp, directeur de l’agence Connaissances & Développement, a le mérite d’être clair. Selon lui, « d’un certain point de vue, KM = Communication Interne ». Pour qu’une gestion des connaissances vive, tous les collaborateurs doivent être pleinement intégrés au projet et s’approprier parfaitement les outils.
En définitive, les entreprises qui voudront capitaliser sur les connaissances de leurs collaborateurs devront s’appuyer sur ce tandem Com interne-KM.








